Un système d'exploitation scellé et souverain, dont le code, la configuration et le durcissement sont produits par agents sous supervision architecturale humaine. Son rôle : porter la plateforme ProductivIA sur du matériel réel, comme client ou comme serveur, en éliminant tout ce qui pourrait s'y opposer — surface d'attaque inutile, télémétrie, mises à jour subies, dérive du système avec le temps.
Les deux distributions exposent strictement les mêmes capacités agentiques à la plateforme. Vos agents y travaillent exactement de la même manière, avec la même puissance. La différence ne se joue pas dans l'usage — elle se joue dans le système qui est dessous.
Boréal pour Windows ajoute la couche agentique à votre Windows existant. Vous gardez votre environnement, mais aussi tout ce qui vient avec : flux de télémétrie permanents vers l'éditeur, mises à jour planifiées sans vous demander, services en arrière-plan, surface d'attaque large, dérive progressive de la machine, dépendance aux décisions d'un éditeur étranger.
Boréal OS prend la voie inverse. C'est un système d'exploitation conçu pour cette mission précise : pas de télémétrie sortante, pas de mises à jour imposées, pas de monitoring envoyé ailleurs, démarrage en une dizaine de secondes, empreinte mémoire minimale, sécurité par minimalisme, et surtout une configuration renforcée par multiples passes agentiques. Vous n'héritez pas d'un Linux à administrer : vous recevez un système préparé, scellé et vérifié pour cet usage, capable de rester poste client ou de devenir serveur ProductivIA.
Oui. Boréal OS est à la fois un OS client et un OS serveur. Par défaut, il démarre comme client souverain : un poste plein écran pour utiliser la plateforme ProductivIA avec les capacités hôte locales. Depuis l'interface, vous pouvez activer le mode serveur ; la machine devient alors un serveur ProductivIA complet, capable de servir la plateforme sur site.
Si le serveur dispose d'un GPU compatible avec 16 Go de VRAM, il peut aussi servir Matania localement. Sinon, le serveur ProductivIA fonctionne quand même, mais l'inférence Matania est routée vers les modèles distants ou les modèles ProductivIA disponibles ailleurs.
Un OS Linux classique exige un humain compétent pour ajuster les paramètres système, lire les journaux, appliquer les correctifs, durcir la sécurité. Boréal OS est construit avec une autre discipline : aucun humain ne touche au code, l'humain supervise l'architecture et le résultat, et les agents réalisent les passes de génération, de simplification, d'optimisation et de sécurité.
Cette approche ne remplace pas le jugement architectural humain ; elle le concentre au bon endroit. Les agents exécutent des cycles répétés de correction et de durcissement, puis le résultat est validé. Vous n'avez plus à connaître Linux pour vivre avec un système Linux. La complexité a été absorbée par une méthode agentique contrôlée.
Parce que Boréal OS ne livre pas un bureau GNOME, KDE ou XFCE à administrer. Cela ne veut pas dire qu'il manque une couche applicative : c'est ProductivIA qui fournit le bureau de travail, les applications, les documents, les outils métier et les workflows, dans une surface web unique.
Cette architecture est volontaire. L'affichage est 100 % web, ultra-optimisé, généré et raffiné par IA pour l'efficacité. Boréal OS se concentre sur ce que l'OS doit garantir — affichage, réseau, périphériques, sécurité, persistance, supervision — tandis que ProductivIA fournit l'expérience utilisateur.
La couche agentique observe et ajuste le système en continu, sous supervision architecturale humaine. Elle équilibre les paramètres internes du noyau selon le profil d'usage réel — pression mémoire, charge disque, fréquence d'appels système — plutôt que de s'en remettre à une configuration figée. Elle relit les journaux des services, repère les anomalies de redémarrage et les chemins de code défaillants avant qu'ils ne deviennent visibles à l'utilisateur.
Elle veille aussi sur la posture réseau du poste : trafic sortant inattendu, origines non autorisées qui frapperaient à l'interface de la plateforme. Elle arbitre la persistance du profil utilisateur entre mémoire vive et disque, et défragmente les bases de données locales quand c'est nécessaire. À intervalle régulier, elle vérifie l'intégrité du système de fichiers, des paquets installés et du firmware.
Tout PC x86-64 fabriqué depuis 2012 environ est très probablement compatible pour le mode client, à condition que son firmware soit UEFI (pas de BIOS legacy / CSM), que Secure Boot soit désactivable, et qu'il dispose d'au moins 4 Go de RAM et 32 Go de stockage.
Pour installer Matania en résidence — modèle LLM local qui peut ajuster et personnaliser l'OS, en plus de fournir de l'inférence locale — un GPU compatible est requis : NVIDIA récent (driver 580 inclus), Intel iGPU Skylake et plus, Intel Arc, AMD RDNA. Pour servir Matania en mode serveur, visez un GPU avec 16 Go de VRAM. Sans GPU compatible, l'OS reste pleinement fonctionnel et l'inférence est déléguée aux modèles de la plateforme.
Apple Silicon, Mac T2, ARM64 et RISC-V ne sont pas supportés.
Matania est le modèle LLM de ProductivIA — voir matania.ca. Sur Boréal OS et sur poste équipé d'un GPU compatible, il peut être installé en résidence. C'est optionnel : Boréal OS fonctionne sans lui. Quand il est présent, il joue deux rôles :
Lorsque la tâche dépasse les capacités du modèle résident — production vidéo, génération haute fidélité, raisonnement très long — Matania bascule en mode orchestrateur et délègue à l'un des 12 fournisseurs partenaires ou aux modèles ProductivIA propres. En mode serveur et avec 16 Go de VRAM, Matania peut aussi être servi localement à la plateforme ProductivIA. La cohérence est verticale : le même modèle peut servir vos agents dans la plateforme et personnaliser l'OS local.
Boréal OS et Boréal pour Windows sont disponibles en téléchargement direct. Tout est sur la page Télécharger : l'utilitaire USB Maker qui prépare votre clé d'installation Boréal OS (et qui récupère lui-même l'image), l'installateur natif Windows, les empreintes de vérification et les notes de version.
Pour utiliser l'écosystème agentique complet — Assistant, Fabrique, applications spécialisées, exécution locale de Matania sur poste équipé d'un GPU compatible — un compte ProductivIA actif est requis. La plateforme ProductivIA est actuellement disponible sur invitation seulement. Avant de télécharger et d'installer Boréal OS, assurez-vous d'avoir ce compte ; pour demander un accès, contactez-nous via les formulaires en bas de page ou depuis la page À propos.
Pour atteindre la plateforme ProductivIA hébergée, oui. Pour démarrer Boréal OS, afficher l'interface, conserver le profil, installer le système, superviser localement et servir ProductivIA en mode serveur, non. Une connexion reste nécessaire pour les services externes que vous choisissez d'utiliser, et pour l'inférence distante lorsque Matania n'est pas servi localement.
Attention : hors mode serveur local déjà configuré, l'accès à la plateforme nécessite un compte ProductivIA actif. L'inscription est actuellement sur invitation.
C'est l'un des effets concrets du choix architectural : ce qui peut rester dans la machine ou dans votre réseau reste dans la machine ou dans votre réseau.
Sous Boréal OS : aucune télémétrie système, aucun rapport de plantage externe, aucune mise à jour silencieuse de composants tiers. Le navigateur qui sert d'environnement d'affichage est lui-même démarré dans une posture restrictive qui désactive toutes les fonctions de remontée vers ses propres serveurs. Les seules données qui sortent sont celles que la plateforme initie elle-même quand elle a besoin d'un service externe — et même cette part diminue fortement quand Matania en résidence prend en charge l'inférence en local.
Sous Boréal pour Windows : les capacités agentiques sont identiques et les politiques de la plateforme s'appliquent de la même manière, mais Windows continue par-dessous d'émettre son propre trafic de télémétrie, ses mises à jour, ses vérifications de licence. C'est inhérent à Windows et nous ne pouvons rien y changer.
Le navigateur qui sert d'environnement d'affichage à la plateforme est lancé avec une posture délibérément restrictive. Toutes les fonctions orientées vers les serveurs de son éditeur sont éteintes : synchronisation de profil, mises à jour silencieuses de composants, rapports de plantage, journalisation de fiabilité de domaines, vérifications anti-phishing tierces, suggestions basées sur l'usage.
Les capacités modernes qui ne servent pas à la plateforme — traduction automatique, routage de média externe, modèles de machine learning embarqués, segmentation publicitaire — sont également écartées. Ce qui reste actif est strictement ce dont l'expérience agentique a besoin pour fonctionner ; tout le reste est désactivé pour réduire la surface, la dérive et le trafic émis.
Oui, intégralement. L'installateur copie l'image système sur le disque cible et inscrit proprement une nouvelle entrée de démarrage dans le firmware de la carte mère. Il n'y a pas de mode dual-boot officiel — l'image prend le disque entier. Cette intégralité fait partie de la garantie d'absence de dérive : il n'y a rien d'ancien qui peut interférer.
Non. Aucun composant de Boréal OS ne se met à jour de lui-même, et c'est intentionnel. Quand une nouvelle version de l'image est disponible, elle vous est proposée dans votre espace ProductivIA. Vous appliquez quand cela vous arrange, par re-flash. L'OS en service n'est jamais interrompu sans votre accord, et il n'y a pas de patches qui s'accumulent silencieusement entre deux versions.
Cette discipline a un effet secondaire bienvenu : tous les postes Boréal OS d'un parc, à une version donnée, sont strictement identiques. Ce qui rend le support et le diagnostic immédiatement scriptables.
Non. Les deux distributions exposent à la plateforme strictement la même surface fonctionnelle : capture d'écran, accès au système de fichiers, pilotage du shell et du clavier, audio, Wi-Fi, caméra, micro, sandboxes web, ouverture temporaire d'une porte d'administration — l'ensemble est aligné au mot près des deux côtés.
Conséquence : ce qu'un agent sait faire sous Boréal pour Windows, il le fait à l'identique sous Boréal OS, et inversement. Le choix entre les deux ne se joue pas dans le contrat applicatif — il se joue dans le système qui le porte (télémétrie, sobriété, durcissement, capacité serveur, inférence locale).
Non, par défaut. La porte d'administration à distance (SSH) est fermée et reste éteinte tant que personne ne demande à l'ouvrir. Quand un besoin légitime survient — un dépannage assisté, par exemple — elle peut être activée à la demande pour une durée déterminée, plafonnée à quelques heures, après quoi elle se referme d'elle-même.
C'est l'inverse de la posture habituelle des systèmes Linux serveur : on n'ouvre pas une porte « au cas où », on l'ouvre pour la durée nécessaire, sur autorisation explicite.
Deux niveaux de supervision sont possibles, selon ce que vous voulez observer.
Par défaut, rien ne sort des postes. C'est la configuration la plus stricte, recommandée pour les institutions sensibles. La supervision se fait alors par visite physique ou par ouverture ponctuelle, à la demande, de la porte d'administration distante.
À votre choix, supervision locale opt-in : chaque poste expose, sur votre réseau interne, un point d'accès protégé par jeton depuis lequel un outil de supervision interne peut lire son état. Tout reste à l'intérieur du périmètre — aucun signal ne quitte votre réseau.
Quand vous choisissez d'activer la supervision locale, chaque poste expose un point d'accès interne protégé par jeton, joignable uniquement depuis votre réseau. Trois familles d'interactions sont possibles.
D'abord, des vérifications de vie : le poste répond-il, à quelle version, depuis combien de temps. Ensuite, un état détaillé : métriques système, dernier journal de démarrage, santé des services, taille du profil persistant, état des contrôles agentiques. Enfin, l'envoi d'actions ciblées : redémarrage, synchronisation forcée du profil, lecture d'un journal précis, ouverture temporaire de la porte d'administration distante.
En parallèle, l'ensemble des journaux d'opération du poste — affichage, navigateur, accès fichiers, audio, sécurité, erreurs côté client et côté plateforme, installation, persistance, et inférence locale si Matania est en résidence — est conservé sur le disque du poste et peut être consulté à la demande.
La documentation technique conceptuelle — architecture du système, surface de services, capacités hôte exposées à la plateforme, parité entre les deux distributions, mode serveur, inférence locale — est sur la page Technique. La présentation de la plateforme qui tourne sur Boréal OS est sur la page Plateforme. Pour toute autre demande, voir la page À propos ou écrivez à info@productivia.ca.